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9 juillet 2015
Categorie Coaching, Formation
9 juillet 2015,
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Travailler mieux pour ne pas travailler plus

Le temps c’est la vie

A la question « qu’est ce que le temps ? », il est invariablement répondu : «  le temps c’est de l’argent ». il n’est point question de nier cette notion capitalistique du temps, mais il faut bien admettre qu’elle est extrêmement restrictive.

Le temps c’est la vie.

Notre temps, c’est notre vie, nous ne possédons rien de plus précieux et nul n’est en droit d’en abuser.

Le temps notion impalpable et relative s’il en est, présente la particularité d’être consommer comme s’il était en quantité illimitée. Or nous savons tous, que notre temps est compté, mais nous nous conduisons quasiment tous comme si notre espérance de vie était infinie !

Arrêtons-nous un instant sur cette notion « d’espérance » ; En effet, nous ne naissons pas avec un capital temps dans lequel nous pourrions puiser toute notre vie. Comme nous pouvons recevoir un lopin de terre en héritage que nous devrons sans cesse cultiver, pour qu’il puisse nous nourrir de ses fruits, nous recevons à notre naissance un potentiel temps que nous devons entretenir journellement pour jouir du plus de temps possible. Cet entretien consiste à assouvir besoins primaires et besoins secondaires et ce, sur une unité de temps qu’est la journée.

Nos ancêtres savaient d’instinct qu’il devaient consacrer une partie de leur temps pour les besoins primaires, en pratiquant la chasse ; la pèche, la cueillette, mais aussi une autre partie de leur temps pour les besoins secondaires ; création de liens sociaux au sein du groupe, éducation des enfants, recherche, expression artistique.. et enfin une troisième partie de leur temps était réservée au repos pour pouvoir disposer de suffisamment d’énergie pour repartir à la chasse, à la pêche ou à la culture des champs.

Aujourd’hui rien à changer !! ou presque…

Il nous faut toujours du temps pour récupérer de nos efforts, il nous faut toujours du temps personnel et il nous faut toujours du temps pour assouvir notamment  nos besoins primaires. Cependant pour ces derniers, nous ne chassons plus, nous ne pêchons plus et ne pratiquons plus la cueillette. La sophistication de l’organisation de la société, la spécialisation des tâches, ont conduit à la généralisation du salariat. Ainsi la grande majorité d’entre nous a fait le choix de louer une partie de son temps et ses compétences à un employeur qui en contrepartie de ces éléments verse une rémunération.

Ainsi désormais durant ce temps que nous avons décidé de louer, nous n’en possédons plus la totale maîtrise.

Notre employeur, soucieux de rentabiliser son investissement, attend que nous nous organisions pour assurer durant notre temps de travail le maximum de missions.

En temps de crise, la conjugaison de la raréfaction des ressources et des emplois conduit l’employeur à demander davantage et l’employé à accepter.

Face à cette demande la réponse instinctive consiste à augmenter son temps de travail. Or il s’avère que si, celle-ci s’installe durablement dans le temps, elle est non seulement inefficace, mais contre-productive.

En effet, pour que nous restions efficace et efficient sur le long terme, il convient que nous puissions disposer au cours d’une journée de suffisamment de temps personnel et suffisamment de temps de repos. Or si notre temps de travail augmente c’est forcement au détriment du temps personnel et du temps de repos et au delà de cet aspect quantitatif c’est aussi l’aspect qualitatif qui est en jeu. Après une longue et harassante journée de travail, la qualité du temps personnel et du temps de repos est également affectée. Toutes ces insatisfactions ont pour conséquences de diminuer progressivement les performances de l’individu qui se voit contraint d’augmenter à nouveau son temps de travail pour assumer toutes ses missions. Il est alors aspiré dans une spirale infernale qui le conduit irrémédiablement vers l’épuisement.

Cet épuisement, qui se traduit par différents troubles et manifestations tels que ;  stress, maladies psychosomatiques, hypertension, dépression, burn-out …, peut porter atteinte au bien qui nous est le plus précieux : notre vie

Ainsi travailler plus, lorsque cette action n’est pas le fruit d’un choix délibéré, mais plutôt le résultat d’une situation contraignante, s’avère à plus ou moins long terme comme une solution désastreuse  pour la santé physique et psychologique de l’individu et comme une solution doublement contre-productive pour l’employeur.

En effet lorsque l’employé épuisé, cesse de travailler, cette absence a des conséquences quantitatives sur la production, mais également des conséquences qualitatives sur le reste de ressources humaines qui souffre de ce constat et voit sa situation se dégrader davantage du fait de cette absence.

Alors comment faire pour répondre aux nouvelles exigences du monde du travail, si travailler plus est une fausse bonne idée ?

A l’heure ou tout change et très vite, il est important de penser à travailler différemment, le changement n’épargnera pas notre façon de travailler.

Il nous faut revoir individuellement et collectivement, la gestion de notre temps de travail pour améliorer efficacité et efficience.

Il n’est plus question de travailler plus, mais de travailler mieux ou encore :

de travailler mieux pour ne pas travailler plus !!

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