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27 septembre 2017
27 septembre 2017,
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L’employeur doit, par la médiation tenter de désamorcer le conflit.

« Je ne sais plus quoi faire avec ces deux là !! »

Eclats de voix, portes qui claquent, silences pesants

« C’est surement pas grave ça fait vingt ans qu’elles travaillent ensemble ! »

Mais cette fois, S… a quitté l’entreprise en plein après midi et maintenant elle est en arrêt maladie ;

« Certains me reprochent de ne pas l’avoir soutenue, d’autant qu’elle est fragilisée par une situation personnelle délicate. »

« Je me dis que ca va s’arranger avec le temps ! »

Voila une scène presque ordinaire de la vie en entreprise.

Mais une scène qui traduit un dysfonctionnement, et qui présente bien des signes avant coureurs d’un conflit.

Or, sous peine d’engager sa responsabilité, l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Une règle qui s’applique notamment lorsqu’un conflit entre collègues est susceptible d’altérer leur santé.
articles L 4121-1 et L 4121-2 du code du travail
En cas de manquement à ces obligations, l’employeur encourt une double condamnation, au paiement de dommages-intérêts pour violation de l’obligation de sécurité, d’une part, et au paiement de dommages-intérêts pour le préjudice subit d’autre part (Cass. Soc. 19 nov. 2014 n° 13-17729).
Mais, concrètement, que doit faire l’employeur dans une telle situation ?
Entreprendre une médiation ! (www.cabinetdemediation37)
Faire appel à un médiateur neutre, indépendant, impartial, c’est non seulement prendre l’initiative du rétablissement de relations professionnelles de qualité, mais aussi, en cas d’échec et d’action en justice, c’est apporter la preuve d’avoir tout mis en œuvre pour régler le conflit.
Economique, rassurant, rapide, le recours à la médiation peut être envisagé dès l’apparition des signes avant coureurs d’un conflit. En rétablissant des relations de qualité, la médiation contribue autant au bien être au travail des salariés qu’à la santé économique de l’entreprise et à la sérénité de l’employeur
Ainsi la cour de cassation sociale a condamné récemment un employeur aux motifs suivants :
Les juges du fond, ont prononcé la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de l’employeur, après avoir relevé que la relation de travail avait généré chez l’intéressée une vive souffrance morale ayant participé de façon déterminante à la dégradation de son état de santé.
L’employeur n’avait pas pris toutes les mesures utiles pour régler avec impartialité par sa médiation le conflit persistant qui les opposait, et qui aurait permis à la salariée de réintégrer son poste.

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